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Ma rencontre avec le yoga : de la curiosité à la transformation intérieure

  • 28 mars
  • 5 min de lecture

Lorsque j’ai poussé pour la première fois la porte d’un cours de yoga, je ne cherchais rien de très précis. Ou plutôt si : je cherchais une pratique un peu plus sportive. Une activité qui me ferait bouger, transpirer légèrement, me challenger physiquement. Il y avait aussi, en arrière-plan, une curiosité diffuse. On entend tellement parler du yoga : discipline ancestrale, pratique spirituelle, travail du souffle, reconnexion à soi… Mais pour être totalement honnête, je n’y connaissais presque rien.

Je ne savais pas vraiment ce que j’allais y trouver. Un peu de sport ? Un peu de spiritualité ? Une ambiance douce et tamisée ? J’y allais avec l’esprit ouvert, sans attente particulière, sinon celle de découvrir.

Je ne savais pas encore que cette rencontre allait profondément me transformer.


Une pratique d’abord explorée… derrière un écran

Avant de m’inscrire en studio, j’avais déjà expérimenté le yoga. Comme beaucoup, j’avais testé quelques séances sur internet. Des vidéos guidées, des enchaînements, des postures. C’était agréable, intéressant même. Je sentais déjà que quelque chose se passait.

Mais il manquait quelque chose.

Il manquait la présence.

La présence d’un professeur. La présence d’un regard. La présence d’une énergie.

Pratiquer seule devant un écran m’apportait des mouvements, une détente, parfois un petit défi physique. Mais je ne touchais pas encore à la profondeur de la pratique. Je ne ressentais pas vraiment ce que le yoga pouvait révéler.

La différence entre “faire des postures” et “vivre le yoga”.


La rencontre avec deux professeurs, deux énergies, une même profondeur

Puis il y a eu cette vraie rencontre.

Celle avec mes deux professeurs de yoga. Deux femmes, deux personnalités, deux auras très différentes… et pourtant une même intensité dans la transmission.

Chacune à sa manière m’apporte énormément.

L’une m’ancre, me cadre, me fait travailler avec précision. L’autre m’ouvre, me fait explorer, me relâcher autrement.

Elles sont, à mes yeux, de magnifiques personnes. Inspirantes. Authentiques. Présentes.

Et c’est là que j’ai compris que le yoga ne se résumait pas à une suite de postures. Il s’agit d’un espace de transformation qui se vit en relation. Avec soi, mais aussi avec l’enseignant, avec le groupe, avec l’énergie du moment.

Leur regard m’a permis d’aller plus loin. Leur voix m’a permis de ressentir plus finement. Leur présence m’a permis d’oser.


Sortir du cadre du “simple cours”

Très vite, je n’ai pas eu envie de me limiter aux cours hebdomadaires. J’ai participé à des ateliers, à des formats plus longs, plus immersifs. Des moments qui sortaient du cadre “classique”.

Et c’est là que quelque chose s’est ouvert.

Plus de lenteur. Plus de profondeur. Plus de silence aussi.

Ces temps étendus permettent d’entrer dans des zones plus subtiles. De ressentir ce qui, habituellement, passe inaperçu. D’aller à la rencontre de son corps autrement.


Redécouvrir mon corps… et l’inconfort

En tant que sophrologue, le corps fait partie intégrante de ma pratique. La respiration aussi. Je les connais. Je les accompagne. Je les transmets.

Et pourtant…

Le yoga m’a permis de les redécouvrir.

J’ai redécouvert mon souffle dans l’effort. J’ai redécouvert mes tensions. J’ai redécouvert l’inconfort.

Et surtout, j’ai appris à rester avec.

Dans certaines postures, le corps tremble. Il résiste. Il voudrait sortir. Le mental propose d’abandonner. Et là, quelque chose se joue.

Rester. Respirer. Observer.

Ne pas fuir l’inconfort, mais travailler avec lui.

Cette dimension est extrêmement puissante. Elle m’a confrontée à des zones que je n’avais jamais explorées physiquement. Des zones d’émotions retenues. Des espaces intérieurs figés.

Par le mouvement, certaines émotions se libèrent. Par la respiration, certaines résistances se dissolvent.

Même si c’est mon métier d’accompagner ces processus, je ne les avais jamais vécus de cette manière, dans cette intensité corporelle.


Le parallèle évident avec la sophrologie

Très vite, j’ai compris à quel point yoga et sophrologie se rejoignent.

La sophrologie est largement inspirée du yoga, entre autres approches. Elle travaille le lien corps-esprit, la conscience, la respiration, la présence à soi.

Mais le corps y est sollicité différemment.

En yoga, le corps est engagé plus intensément, parfois plus longuement. Il devient un véritable terrain d’exploration des limites, des résistances, des capacités.

En sophrologie, le mouvement est plus doux, plus accessible. Nous allons davantage travailler sur la conscience, la visualisation, l’activation des ressources, la transformation intérieure par la neuroplasticité. Nous cherchons à modifier progressivement nos schémas internes, nos perceptions, nos réponses émotionnelles.

Les deux pratiques sont comme deux chemins parallèles.

Le yoga m’a montré quelque chose d’essentiel : sans engagement, la pratique reste en surface.

Et en sophrologie, c’est exactement la même chose.


L’engagement : clé de la transformation

On peut venir en sophrologie pour se détendre. Et c’est déjà précieux. La relaxation apporte un mieux-être immédiat, un apaisement nécessaire.

Mais si l’on veut transformer en profondeur, il faut s’engager.

S’engager à pratiquer. S’engager à revenir vers soi. S’engager à traverser parfois des zones d’inconfort.

Sans cet engagement, on reste dans le confort. On effleure. On goûte. Mais on ne transforme pas.

Le yoga m’a fait vivre cet engagement dans mon corps.

Rester dans une posture alors que ça chauffe. Respirer alors que le mental s’agite. Revenir encore et encore sur le tapis.

Cet engagement est le même que celui que je propose à mes clients en sophrologie : une implication active dans leur parcours. Une participation consciente. Une volonté d’aller voir un peu plus loin que la simple détente.


Une transformation en cours

Je suis encore très débutante en yoga. Et c’est une position que j’aime profondément. Celle de l’élève. Celle qui apprend. Celle qui découvre.

Mais je sens déjà que cette pratique transforme ma vie.

Elle transforme mon rapport à mon corps. Elle transforme mon rapport à l’effort. Elle transforme mon rapport à l’inconfort. Elle transforme ma manière d’accompagner.

Je ressens une profondeur très particulière dans cette discipline. Une sagesse qui ne passe pas uniquement par la compréhension intellectuelle, mais par l’expérience vécue.

Le yoga ne m’apprend pas seulement à bouger. Il m’apprend à être.


Ce que cette rencontre change dans ma pratique de sophrologue

Aujourd’hui, cette expérience nourrit profondément ma posture professionnelle.

Je comprends encore plus finement ce que signifie :

  • accompagner l’inconfort,

  • accueillir une émotion qui émerge,

  • rester présent dans l’intensité,

  • s’engager dans un chemin de transformation.

Je mesure encore davantage l’importance du corps comme porte d’entrée vers des dimensions plus profondes.

Et je ressens une immense gratitude pour cette rencontre.


Une invitation

Si je partage cela aujourd’hui, ce n’est pas pour dire que le yoga est “mieux” ou qu’il faut absolument le pratiquer. C’est pour témoigner de la puissance d’une rencontre.

Parfois, on cherche simplement une activité sportive.

Et l’on découvre un chemin intérieur.

Peut-être que pour vous, ce sera le yoga. Peut-être que ce sera la sophrologie. Peut-être que ce sera autre chose.

Mais si je peux vous transmettre une chose, c’est celle-ci :

Osez l’expérience. Osez la présence. Osez l’engagement.

Car c’est là que la transformation commence.


Avec tout mon cœur,

Amandine.

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