« Tout ce qui grandit ose et tout ce qui ose grandit »
- 21 mars
- 2 min de lecture

Et si le printemps nous rendait grandioses… en nous invitant à enlever plutôt qu’à ajouter ?
Il y a des phrases qui se déposent en nous comme une évidence.
Vendredi, pendant mon cours habituel de yin yoga, ma professeure a dit :
« Tout ce qui grandit ose et tout ce qui ose grandit. »
Et cette phrase est restée. Doucement. Comme une petite lumière.
Cultiver notre jardin intérieur
Pour célébrer le printemps, nous avons “cultivé notre jardin”. À travers les postures lentes et profondes du yin yoga, nous avons préparé la terre, planté des graines, posé des intentions.
J’aime particulièrement l’approche de ma professeure. On ne reste pas seulement dans le corps, même si le travail corporel est intense, profond, parfois surprenant. Elle nous guide aussi à l’intérieur, dans l’esprit, dans la conscience. C’est une pratique qui me ressemble beaucoup, très proche de la sophrologie… avec cette dimension corporelle plus engagée encore.
Et pourtant, la vivre est très différent que la guider.
Se laisser porter
Quand j’anime mes séances et mes ateliers de sophrologie, je suis à ma place. J’aime accompagner, transmettre, voir les prises de conscience éclore. Cela me remplit profondément de gratitude.
Mais je ne peux pas m’abandonner complètement à l’instant.
Vendredi, j’ai pu le faire.
Me laisser guider.
Ne pas réfléchir à la structure.
Ne pas tenir l’espace
Juste être là.
Et cela m’a fait énormément de bien. C’est précieux, parfois, d’être celle qui reçoit.
La graine socle
Pendant la séance, nous avons planté symboliquement plusieurs graines. Et puis il y avait la graine socle. Celle qui soutient toutes les autres.
Je pensais qu’elle serait une qualité à développer. Une nouvelle énergie à inviter dans ma vie.
Mais ce qui est venu a été tout autre.
Ma graine socle, ce n’était pas quelque chose à ajouter.
C’était quelque chose à enlever.
Une petite exigence intérieure.
Un poids discret.
Un “je dois” qui n’avait plus vraiment sa place.
Je n’avais pas spécialement prévu d’en parler ici. Mais en la reconnaissant, j’ai senti un allègement immédiat. Comme si je faisais un peu de place dans mon jardin. Comme si la terre devenait plus souple, plus vivante.
Et c’est là que j’ai compris quelque chose de très simple.
Grandir, ce n’est pas toujours accumuler.
Oser, ce n’est pas toujours en faire plus.
Parfois, c’est oser se délester.
Grandiose, tout en douceur
Dans ce cercle, je me suis sentie reliée aux autres. Ensemble, sans comparaison. Chacune avec son jardin, chacune avec ses graines. Et en même temps, profondément à ma propre valeur.
C’était simple.
C’était doux.
C’était grandiose, à sa manière.
Alors si vous plantez des intentions ce printemps, posez-vous cette question avec bienveillance :
Est-ce que j’ai vraiment besoin d’ajouter quelque chose ?
Ou est-ce que je pourrais simplement enlever ce qui m’alourdit ?
Peut-être que votre plus belle graine n’est pas une nouvelle qualité.
Peut-être que c’est un espace libéré.
Et peut-être que c’est ainsi, tout doucement, que l’on devient grandiose.
Avec gratitude,
Amandine.

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