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Et si vous arrêtiez enfin d'écouter cette petite voix qui vous freine ?

  • il y a 4 jours
  • 4 min de lecture

Nous avons presque toutes une petite voix intérieure qui nous accompagne au quotidien.

Vous savez, cette voix discrète qui commente nos choix, nos décisions, nos envies. Celle qui apparaît juste avant de prendre une décision importante. Celle qui murmure lorsque nous envisageons un changement. Celle qui semble toujours avoir quelque chose à dire.

Parfois, elle est rassurante. Elle nous aide à prendre du recul. Elle nous rappelle nos valeurs. Elle nous évite certains écueils. Dans ces moments-là, elle ressemble un peu à ce petit guide intérieur qui veille sur nous avec bienveillance.

Mais parfois, cette même voix change de ton.

Elle devient plus insistante.

Plus critique.

Plus inquiète.

Elle nous souffle que ce n'est peut-être pas le bon moment. Que nous ne sommes pas suffisamment compétentes. Que nous risquons d'échouer. Que les autres vont nous juger. Que nous ferions mieux de rester là où nous sommes.

Et sans même nous en rendre compte, nous finissons par la croire.


Au fil du temps, cette voix peut devenir si familière que nous pensons qu'elle dit forcément la vérité. Pourtant, ce n'est pas toujours le cas.

Bien souvent, ce qu'elle exprime n'est pas notre intuition profonde. Ce sont simplement nos peurs, nos expériences passées, nos croyances limitantes ou encore des messages entendus depuis l'enfance qui continuent de résonner à l'intérieur de nous.

Cette petite voix n'est pas là pour nous faire du mal. Elle essaie généralement de nous protéger. Elle cherche à éviter l'inconnu, le rejet, l'échec ou la souffrance. Mais à force de vouloir nous protéger, elle peut parfois nous empêcher de vivre pleinement.

Elle nous maintient dans ce qui est connu alors qu'une partie de nous aspire à grandir.

Elle nous pousse à rester prudentes alors que notre cœur nous invite à avancer.

Elle nous fait douter de nous-mêmes alors que nous avons déjà toutes les ressources nécessaires.


Alors comment savoir si cette voix mérite d'être écoutée ou si elle est simplement en train de nous freiner ?


J'aime souvent proposer une question très simple à mes accompagnées.

Lorsque cette voix apparaît, demandez-vous : « Est-ce que ce message me protège réellement ou est-ce qu'il me limite ? »

Prenez quelques instants pour écouter la réponse.

Une intuition profonde apporte généralement de la clarté, même lorsqu'elle invite à la prudence.

La peur, elle, crée souvent de la tension, de l'agitation et une multitude de scénarios catastrophes.

L'une ouvre un chemin.

L'autre construit des murs.


La sophrologie nous aide justement à développer cette capacité de discernement.

En apprenant à ralentir, à revenir dans le corps et à observer nos ressentis, nous commençons à distinguer ce qui relève de notre sagesse intérieure de ce qui appartient à nos peurs.

Car lorsque le mental s'agite, il devient parfois difficile d'entendre notre véritable voix intérieure.

L'une des pratiques que j'aime particulièrement consiste à donner un nom à cette petite voix.

Cela peut sembler surprenant au premier abord, mais c'est incroyablement efficace.


Pourquoi ?

Parce que lorsque nous fusionnons avec nos pensées, nous avons l'impression qu'elles sont nous.

Or, elles ne sont qu'une partie de nous.

En lui donnant un prénom ou un surnom, nous créons une légère distance.

Certaines personnes l'appellent Gertrude, Monique, Paulette ou encore Ginette. Peu importe le nom choisi. L'idée est simplement de pouvoir reconnaître sa présence sans se laisser envahir.

Lorsque cette voix commence à s'emballer, vous pouvez alors lui répondre intérieurement :

« Merci de vouloir me protéger. Je sais que tu fais de ton mieux. Mais aujourd'hui, c'est moi qui choisis. »

Cette simple phrase change souvent beaucoup de choses.

Elle permet d'accueillir la peur sans lui donner les commandes.

Une autre pratique très douce consiste à observer cette voix comme un nuage qui traverse le ciel.

Imaginez-la devant vous.

Écoutez ce qu'elle a à dire.

Puis laissez-la s'éloigner doucement au fil de votre respiration.

Sans lutter.

Sans chercher à la faire disparaître.

Simplement en cessant de vous identifier à elle.

La sophrologie nous enseigne que nous ne sommes pas nos pensées.

Nous sommes l'espace qui les accueille.

Et lorsque nous comprenons cela, quelque chose devient plus léger.

Nous cessons de nous battre contre nous-mêmes.

Nous retrouvons de la liberté.

Nous pouvons enfin faire de la place à une autre voix.

Une voix plus calme.

Plus douce.

Plus confiante.

Cette voix est souvent beaucoup moins bruyante que celle de nos peurs.

Elle ne crie pas.

Elle ne critique pas.

Elle ne dramatise pas.

Elle murmure simplement ce qui est juste pour nous.

C'est cette voix-là que j'aime aider les personnes à retrouver lors des accompagnements.

Parce qu'au fond, l'objectif n'est pas de faire totalement taire notre petite voix intérieure.

Elle fait partie de nous et elle aura toujours quelque chose à raconter.

L'objectif est plutôt de ne plus lui laisser décider à notre place.

De l'écouter lorsqu'elle est utile.

De la rassurer lorsqu'elle a peur.

Et de continuer à avancer malgré elle lorsque notre cœur sait déjà dans quelle direction aller.

Peut-être qu'aujourd'hui, cette petite voix prend beaucoup de place dans votre vie.

Peut-être qu'elle vous empêche de lancer un projet, de prendre une décision ou simplement d'oser être pleinement vous-même.

Si c'est le cas, sachez qu'il est possible d'apprendre à l'apprivoiser.

Avec douceur.

Avec patience.

Et surtout, sans jamais entrer en guerre contre vous-même.

Car derrière le bruit de vos peurs se trouve souvent une version de vous qui attend simplement d'être entendue.


Amandine

Avec douceur, vers plus de confiance et de liberté intérieure.

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